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L'extension XP venant du mot eXPérience, Microsoft affiche très clairement la
position de ce nouvel Operating System : tirer les leçon du passé et innover.
Né en février 2001 en version Béta, Windows XP est directement issu de la
pré-version nommée Whistler. Le but de ce nouveau produit est de fusionner enfin
les versions grand-public et professionnelles.
Il est décliné en 2 catégories : professionnelle et familiale. Une version 64
bits (dérivée de la version Professionnelle) pour les processeurs Itanium existe
aussi mais est réservée aux besoins de puissance élevés.
Élaboré à base du noyau NT (New Technology), cela
invoque pour les particulier une stabilité accrue.
En effet, la technologie adoptée aujourd'hui par Windows NT4.0 et Windows 2000
est basée sur le principe de gestion mémoire séparée ainsi que la gestion de
processus séparés.
Un noyau logiciel système, protégé, tourne en permanence et détient le contrôle
total et permanent du système. Chaque application exécutée est maîtrisée par ce
noyau, celui-ci lui affectant une portion de mémoire bien définie. Chaque
application fonctionne dans son espace mémoire sans interaction avec une autre
tâche.
Si une application "plante", le noyau maîtrisant le système ainsi que les autres
applications ne sont pas perturbées. Il suffit alors d'invoquer le gestionnaire
de tâches pour "tuer" l'application qui pose problème.
Dans Windows 9x, le même espace mémoire est partagé par toutes les applications
; ainsi un plantage a très souvent une interaction sur les autres applications,
et même sur le coeur du système.
Les versions définitives sont disponibles depuis le 25 octobre 2001.
L'apport de Windows XP :
Basé sur le noyau NT/2000, les fonctionnalités sont identiques à celles de
Windows 2000, avec quelques fonctionnalités supplémentaires. L'interface est
tirée de Windows Millenium : seules les options utilisées souvent apparaissent,
les autres restent masquées.
Configuration matérielle : Elle est identique à celle de Windows 2000.
CPU : Processeur Pentium II (ou compatible) ou supérieur - 300 Mhz ou plus.
Mémoire : 64 MO RAM minimum (128 MO recommandés)
Disque : 650 MO minimum, 2 GO recommandé.
Le déploiement :
Comme pour Windows 2000, un outils de préparation du système permet de préparer
un système existant afin d'en effectuer une image.
Le déploiement peut s'effectuer via un serveur RIS (Remote Installation
Services) ou tout autre moyen plus basique.
Un outil fournit en standard (mais déjà existant dans le Kit de Ressources
techniques de Windows 2000) est USMT. Il permet de mémoriser un état
utilisateur (tout ce qui est personnel à un utilisateur sur une machine :
raccourcis, historique, mails, carnet d'adresses, proxy, documents, lecteurs
partagés, ...), déposer cet état sur un espace temporaire, et réinjecter cet
état sur une machine nouvellement installée. Les états peuvent provenir de
version de Windows de 9x jusqu'à XP.
Cet outil graphique peut aussi être piloté par des fichiers INF pour plus de
précisions.
Dans le cas d'un réseau d'entreprise, en vue d'un déploiement en masse, il
est possible de pré-télécharger les pilotes nécessaires sur un partage réseau
afin que l'installation de chaque client pointe sur ce partage pour utiliser les
pilotes.
L'installation :
Une installation du système plus élaborée : s'il existe une connexion Internet,
l'utilisateur a la possibilité de se connecter durant la phase d'installation
afin de télécharger les dernières versions de pilotes. S'il n'existe pas de
connexion, l'installation est standard. Une mise à jour est toujours possible
ultérieurement via le site WindowsUpdate.
Ce même site permet aussi de maintenir à jour l'OS en fonction des failles de
sécurité corrigées ainsi que les correctifs concernant les incompatibilités avec
certaines applications.
L'interface utilisateur :
L'uniformisation de l'interface graphique comme dans Windows 2000, la console
MMC devient prépondérante dans la gestion du système.
Environnement utilisateur adaptatif : le bureau s'allège automatiquement par
disparition des icônes inutilisées au delà d'un certain temps. Il en va de même
pour les éléments du menu "Démarrer" où les options les plus
fréquemment
utilisées aparaîssent en premier.
L'interface graphique est orientée "tâches".
Concernant la barre des tâches, lorsque la barre est "pleine", les tâches
sont regroupées par instances ; ainsi plusieurs instances de Word sont
regroupées en une unique icône laquelle contenant la liste de toutes les
instances.
Apparition de la technologie ClearType permettant l'amélioration de la
lisibilité des icônes, en particulier pour les ordinateurs portables.
Support du Dual View : pour les ordinateurs portables, permet la gestion de 2
écrans avec une même carte graphique (ce qui nécessite que cette carte soit
compatible Dual View).
De nouvelles fonctions afin d'augmenter la qualité des conférences en ligne :
nouveaux codecs, utilisation de DirectSound, support de nouvelles caméras,...
Une gestion encore plus optimisée des systèmes portables afin d'augmenter
l'autonomie : notion de profils fonction de chaque ordinateur et chaque
utilisateur. La notion d'hibernation est conservée, ainsi un ordinateur réveillé
après passage en mode hibernation retrouve tout son contexte de travail d'avant
l'hibernation.
Les connexions sans-fil sont optimisées et encore mieux sécurisées.
Windows XP est beaucoup plus orienté Multimédia par la prise en charge de
beaucoup plus de périphériques tels que caméras, pocket PC ...
La gestion des données :
La compression/décompression de données au format ZIP est prise en charge.
Comme dans Windows 2000, la possibilité de synchronisation de données avec
celles se trouvant sur un réseau est implémentée.
La gravure de CD-ROM ont été implémentées,
La sécurité :
Concernant les données, l'emploi du système de fichiers NTFS (contrôle total des
permissions d'accès sur les dossiers et fichiers) ainsi que le cryptage local
des données (EFS) permet d'accroître la sécurité de l'information.
L'implémentation d'IE 6 apporte aussi quelques nouveautés telles que :
- le support des recommandations P3P (Platform for Privacy
Preferences) qui concernent le filtrage de cookies (vérification par IE6
si le site s'engage à ne pas divulguer les informations collectées),
- une logique de filtrage des cookies de manière nominative
- la notification de l'utilisateur lors du filtrage des cookies,
- l'adaptation des paramètres utilisateur de confidentialité.
Le partage de connexion Internet peut maintenant être totalement contrôlé par
une machine distante.
Un FireWall inclus en standard permet de filtrer les entrées/sorties de données,
dans le but de limiter le piratage via le réseau Internet. Un journal de
sécurité est géré.
La prise en charge des Smart Card permet l'ouverture de session terminal
serveur via les Smart card.
La compatibilité :
Le mode MS-DOS disparaît, ainsi le système devient vrai 32 bits. Un émulateur
permet de faire fonctionner les anciennes applications Windows 9x en
sélectionnant dans une liste déroulante le mode de compatibilité (DOS, Windows
95, 98 ou ME).
Le dépannage :
La prise de contrôle à distance est implémentée en standard, permettant
l'assistance à distance des utilisateurs. Cette prise de contrôle est possible
de différents façon, via Internet ou un réseau local.
La notions de démarrage en mode sans-échec permet de booter une machine à
problèmes avec un minimum de composants.
Un mode console permet l'accès aux disques NTFS en mode commande, afin de
dépanner si besoin.
Les pilotes existants de Windows 2000 sont utilisables avec Windows XP.
Edition Familiale :
Orientée pour une utilisation à la maison, c'est le successeur de Windows 9x et
ME.
C'est un sous-ensemble de Windows XP Professionnel, c'est à dire que cette
version est totalement inclue dans la version Professionnelle, ou encore que la
version Professionnelle comporte plus de fonctionnalités.
La fonction essentielle non présente dans la version Familiale est l'adhésion
à un domaine. Ainsi, la mise en réseau ne permet que l'échange de données
poste-à-poste (comme en Windows 9x).
Une grande nouveauté concerne la notion de multi-profils utilisateurs sans
fermeture de session (permettant à plusieurs utilisateurs d'utiliser le même PC
à tour de rôle sans pour autant que chaque utilisateur soit obligé de fermer sa
session et ainsi fermer le travail en cours).
La mise en réseau facilité par le protocole APIPA (Adressage IP Automatique)
permettant de définir une adresse IP par défaut.
Ne gère qu'un seul processeur.
Edition Professionnelle :
Comportant toutes les fonctionnalités de la version Familiale, elle s'apparente
à Windows 2000 Pro.
Elle permet donc de se connecter en poste à poste mais aussi sur un domaine, ce
qui apporte encore plus de sécurité.
Attention cependant, une fois connecté sur un domaine, la notion d'ouverture
de sessions multiples simultanées disparaît.
La prise en charge du SMP permet la gestion du biprocessing.
L'administration :
Un utilitaire de configuration de profils permet aux administrateurs de tester
le profil résultant d'un utilisateur afin de vérifier si cela correspond aux
besoins.
La notion de profil errant se renforce car le profil contient toutes les
configurations installées pour l'utilisateur.
La prise en charge du SMP permet la gestion du biprocessing.
La connectivité :
Avec la notion de bureau distant, les utilisateurs itinérants peuvent avoir
accès à leur ordinateur ainsi qu'à leurs données, depuis n'importe quel
ordinateur ayant un accès réseau. Avec le RDP (Remote Desktop
Protocol), un utilisateur peut se connecter via internet et prendre le
contrôle total d'une autre machine.
L'accès aux données hors connexion peut maintenant s'effectuer avec des données
cryptées.
Les connexions inter-réseaux sont facilités à l'aide de "Ponts" (OSI 2)
permettant de s'interfacer entre plusieurs réseaux (TCP/IP vs réseau sans fils)
La mise en réseau facilité par le protocole APIPA (Adressage IP Automatique)
permettant de définir une adresse IP par défaut mais aussi la possibilité d'une
configuration alternative (choix d'une adresse IP si le serveur DHCP n'est pas
disponible), ce qui permet d'être client DHCP au bureau et d'avoir une adresse
IP alternative sur un autre lieu sans serveur DHCP.
La sécurité :
Une nouveauté est la possibilité du partage des données cryptées localement
entre plusieurs utilisateurs.
L'accès aux données cryptées devient aussi possible en mode "déconnecté".
Edition 64 bits :
Conçue pour des besoins de hautes performances, cette version ne fonctionne
qu'avec les processeurs Itanium 64 bits.
Le système supporte les applications 32 et 64 bits.
La quantité maximum de mémoire qui peut être gérée est de 16 GO, quand aux
disques, elle atteint 16 TO.
Cette version est surtout orientée CAO/DAO, calcul ou traitement numérique.
L'outils USMT n'est pas pris en charge.
Mises à jour :
Le tableau suivant indique les mises à jour possibles et
impossibles d'un OS existant vers une version de Windows XP.
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De
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Vers
|
|
Anciennes versions
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Edition Familiale
|
Edition Professionnelle
|
| Windows 3.1 |
Non
|
Non
|
| Windows 95 |
Non
|
Non
|
| Windows 98/SE |
Oui
|
Oui
|
| Windows ME |
Oui
|
Oui
|
| NT3.51 SP6 |
Non
|
Non
|
| NT4.0 SP6 |
Non
|
Oui
|
| Windows 2000 Pro |
Non
|
Oui
|
Voici un petit tableau récapitulatif des différences entre les Windows
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Légende des
fonctionnalités |
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Absente |
 |
Présente partiellement |
 |
Présente |
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|
Fonctionnalités |
Windows |
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9X |
ME |
NT4 |
2000 |
XP |
|
Restauration du système dans un état
précédent sans perte de données |
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|
Copie de précédentes versions de drivers
pouvant être restaurées |
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|
Protection anti-virale dans les Emails |
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 |
 |
|
Coupe-feu Internet |
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 |
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|
Mode de compatibilité pour les
applications (Simulation Windows) |
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 |
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|
Choix d'interface (classique ou améliorée) |
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|
Gravure de CDROM |
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|
Gestion native réseau sans fil |
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|
Gestion réseau "peer to peer" |
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Noyau 2000 32 bits. Protection mémoire
totale |
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|
Vérification de drivers |
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|
Réduction du nombre de redémarrages |
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Taille mémoire jusqu'à 4Go et support
multi-processeurs |
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|
Protections fichiers vitaux (DLL,EXE,..) |
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|
Installateur d'applications |
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|
Chiffrement des données |
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 |
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|
Chiffrement des données en environnement
multi-utilisateurs |
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 |
 |
 |
 |
|
Support de la sécurité IP (IPsec) |
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 |
 |
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|
Standard Kerberos (authentification) |
 |
 |
 |
 |
 |
|
Support carte à puce |
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 |
 |
 |
|
Outil de migration |
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 |
 |
 |
|
Nouveaux standards matériels (UDF 2.01,
DVD-RAM, IrDA, IEEE 1394) |
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|
Installation avec mise à jour dynamique du
système |
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|
Installation personnalisée |
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Internet Explorer Administration Kit |
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|
Outil de préparation du système (SysPrep) |
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Installation à distance |
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Support multi-langues |
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Assistance à distance |
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|
Stratégies de groupes |
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Services d'aide et support |
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Mises à jour automatiques |
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Microsoft Management Console |
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|
Environnement de l'interface
auto-adaptatif |
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|
Gestion dynamique des associations de
fichiers |
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|
Affichage distant |
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|
Synchronisation de fichiers"off-line" |
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|
Gestion améliorée de l'alimentation |
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|
Partage de connexion Internet |
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 |
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|
Légende des
fonctionnalités |
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Absente |
 |
Présente partiellement |
 |
Présente |
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Un pilote, pourquoi faire ?
Un pilote n'est autre q'un logiciel qui prend en charge a communication entre le
système d'exploitation et le composant informatique. Les nouveaux systèmes
d'exploitation tels que Windows 2000 sont livrés avec une grande quantité de
pilotes pour tous les composants courants. Cette collection date évidemment du
lancement de ce système d'opération. Or tous les jours sortent de nouveaux
composants ou périphériques que Windows ne saura donc pas gérer. Exception
faites de ceux qui utilisent des pilotes génériques déjà existants. La majorité
des composants informatiques sont donc fournis avec un CD ou une disquette qui
contient les pilotes pour tous les principaux systèmes d'exploitation. Les plus
utilisés étant Windows 95, 98 SE et ME tout comme Windows NT et Windows 2000 et
on attend souvent en vain les pilotes pour Linux ou BeOs.
Le support des pilotes sous Windows
Les pilotes ont des utilités différentes en fonction du composant à gérer.
Certains équipements ne fonctionnent pas du tout sans pilote mais pour d'autres,
le pilote assure seulement la mise en service de l'ensemble des fonctionnalités
associées.
La carte mère/chipset
En règle général , vous n'avez pas besoin de pilote pour installer votre
carte mère bien que pour obtenir une performance optimale, il vous faudra
généralement installer le dernier pilote du chipset (le plus important étant le
pilote AGP).
L'interface du disque dur
Windows gère un grand nombre d'interfaces, des plus courant et aux plus
exotique. Les interfaces IDE intégrés fonctionnent toujours et certains d'entre
eux seront directement reconnus en tant que tel (ceux de VIA ou Intel). D'autres
(SiS) utilisent les pilotes standards de Windows. Cependant pour un grand nombre
d'interfaces moins répandues, il faudra impérativement utiliser le pilote du
constructeur. Citons notamment les interfaces RAID pour l'IDE (Promise,
HighPoint, AMI) ou encore les contrôleurs SCSI.
Les cartes graphiques
Toutes les cartes graphiques fonctionnent parfaitement bien en mode texte et
avec une résolution simple de 640x480 pixels en 16 couleurs ce qui est amplement
suffisant pour l'installation de Windows. En revanche, pour l'utilisation et
surtout la compatibilité avec les jeux 3D, le dernier pilote du constructeur
sera nécessaire. Pour les cartes à base de processeurs NVIDIA, nous vous
recommandons d'utiliser les pilotes NVIDIA et non pas ceux du constructeur de la
carte.
Les cartes son, les cartes réseau et les imprimantes
Si Windows reconnaît les cartes son et réseau, tout va bien. Sinon, des
pilotes vont être nécessaires. Même chose pour les imprimantes.
Les scanner
Les scanners ont toujours besoin de pilotes spécifiques et de l'interface
Twain correspondante. Les deux sont inclus dans le carton à l'achat.
Direct X
Microsoft DirectX est devenu l'un des éléments les plus important dans le
domaine du jeu et du multimédia. Il s'agit d'un ensemble d'interfaces
logicielles (Application Progamming Interfaces : API) : DirectDraw, Direct3D,
DirectImput, DirectSound, Directplay, DirecShow et DirectMusic. Grâce à ces
interfaces, les développeurs peuvent adapter directement leurs logiciels à un
module donné (par exemple à Direct3D pour la gestion 3D standardisée, au lieu
d'être obliger de prendre en considération une douzaine de cartes graphiques
différentes). Il est communément accepté que chaque programme Direct3D
fonctionne avec tout type de hardware qui est géré par un pilote DirectX.
Il est donc judicieux au vue de cet état de fait d'utiliser la dernière version
de DirectX. Bien que la différence de performance entre DirectX 6 (Windows 98),
DirectX 7 (depuis Windows 2000) et de l'actuel DirectX 8 soient infimes,
Microsoft implante aussi dans chaque nouvelle version de nouvelles
fonctionnalités. Et entre temps, de plus en plus de jeux présupposent
l'utilisation de DirectX 8.
Voici les connecteurs d'un PC
L´apparition
des premiers micro-ordinateurs a nécessité la création de différentes
interfaces (ou contrôleurs) d´entrées/sorties (I/O interfaces en
anglais) nécessaires à la communication entre l´unité centrale et les
différents périphériques qui s´y raccordaient. Si autrefois, seuls le
clavier, la souris et l´écran avaient besoin de s´y connecter,
aujourd´hui, une multitude de périphériques d´acquisition ou de
restitution peuvent y être raccordés.
La démocratisation d´appareils numériques grand public nécessitant des
taux de transferts soutenus, comme le caméscope, le scanner et autres
appareils photos numériques pour ne citer qu´eux, a obligé les
constructeurs à développer des interfaces plus rapides, plus
universelles tout en pouvant y raccorder un maximum de ces
périphériques hétéroclites.
Nous allons donc découvrir dans ce dossier les différentes interfaces
conçues et utilisées dans le monde de la micro-informatique, sans nous
préoccuper toutefois des cartes graphiques et des cartes son, éléments
dédiés à des taches spécifiques que nous étudierons ultérieurement.
Les ports série et parallèle, avec leurs caractéristiques désuètes
voient leur utilité décroître au profit de récentes interfaces comme
l´USB, le FireWire (ou IEEE 1394) ou d´autres interfaces plus
anciennes mais qui ne cessent d´être améliorée comme le SCSI, plus
orientée professionnel.
D´autres interfaces comme les contrôleurs de clavier AT (signé IBM) et
la souris n´ont quant à eux pas eu besoin d´évoluer énormément afin de
pouvoir faire fonctionner les modèles les plus sophistiqués, le
contrôleur clavier étant toujours celui que l´on trouvait sur les
premiers 80286, le connecteur étant passé seulement du format DIN au
mini-DIN. La souris a évolué en passant du port série au port PS2
(encore IBM), évolution très légère du port série classique. Ces deux
périphériques ont vu très récemment leur déclinaison sur port USB,
même si seulement encore une très petite partie des ventes se fait sur
ces nouveaux modèles.
Avant de voir le fonctionnement de ces nouvelles interfaces,
attardons-nous sur les spécifications des ports série et parallèle.
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Le port série
La
grande majorité des PC actuellement en fonctionnement (pour ne pas dire 100%)
possède deux ports séries communément appelés COM1 ou COM2 et se présentent
sous la forme de connecteurs DB9 ou DB25 mâles. Ces ports sont généralement
réservés à l´utilisation d´une souris et d´une jonction vers un modem externe.
La plupart des modems modernes connectés sur port ISA ou PCI possède leur
propre interface série intégrée.
Pilotée par l´UART (émetteur-récepteur asynchrone universel), cette interface,
même si elle est en voie de disparition, possède des caractéristiques très peu
enviables aux interfaces récentes tout en ayant l´avantage d´être très
flexible et très facile d´utilisation.
Le protocole d´une telle interface est très simple, la communication série
requière trois fils : un fil pour transporter les signaux à émettre, un autre
les signaux à recevoir et enfin un fil de masse pour référencer les signaux.
Nous avons donc affaire à un protocole full-duplex, c´est-à-dire que les
informations transitent simultanément dans les deux sens de communication,
comme le téléphone par exemple.
Le
port série, comme son nom l´indique, permet de véhiculer des informations en
série, à l´opposé d´une interface parallèle qui peut véhiculer un mot entier
en une période donnée. Les mots à transmettre sont donc auparavant codés puis
ensuite décodés à leur arrivée pour pouvoir être interprétés, les bus internes
des ordinateurs étant de type parallèle.
Une autre caractéristique intéressante est que la liaison série est totalement
asynchrone. Aucune horloge n´est transmise. Il suffit donc de se mettre
d´accord sur la vitesse de transfert des bits et rajouter des bits de
synchronisation entre les 2 appareils communicants.
La plupart de ses caractéristiques sont désuètes mais vont nous permettrent
une bonne comparaison par rapport aux interfaces récentes :
- La longueur de mot transmis entre deux interfaces série est limitée par
le bios à 7 ou 8 bits.
- Le contrôle de parité est très archaïque, la parité ne peut être que de
type pair ou impair, ce qui est suffisant dans la plupart des utilisations
de cette interface mais l´apparition de plus de deux erreurs dans un même
mot transmis ne peuvent être détectées et corrigées correctement, ce qui
réduit la longueur des liaisons ainsi que leur vitesse de transmission.
- La vitesse de transmission est paramétrable entre 300 et 9600 bauds. Les
cartes récentes proposent des vitesses jusqu´à 115200 bauds. Ces vitesses
sont donc très faibles et ne permettent donc l´utilisation qu´avec des
périphériques lents comme par exemple les liaisons téléphoniques par modems,
dont la bande passante est très limitée, hormis l´ADSL.
L´utilisation d´un UART compatible 16550 permet aux ports série de
supporter un buffer de type FIFO (First In First Out).
Le port parallèle
Tout
comme le port série, le port parallèle est très répandu et son utilisation est
encore très large de par sa vitesse, son coût et sa large intégration. Il se
présente sous la forme d´un connecteur DB25 femelle et a été conçu plus
spécialement pour pouvoir relier une imprimante au PC. D´ailleurs, il n´est
pas difficile de s´apercevoir que la plupart des caractéristiques des pattes
d´un connecteur de cette interface ont une fonction en relation étroite avec
ce type de périphérique.
Le port parallèle a subi plusieurs améliorations aux cours des évolutions et
des besoins croissants des PC.
Le mode SPP :
Mode de base, le mode SPP (Standard Parallel Port) est le protocole de
base permettant l´envoi de données vers une imprimante. Il peut être appelé
dans ce cas "Printer mode" ou "unidirectionnel mode" ou encore "Centronics"
(nom également attribué au cordon reliant le PC aux imprimantes). Depuis, le
SPP est devenu capable d´envoyer et de recevoir. Il peut donc être
bi-directionnel. On le retrouve alors sous des appellations "Bi-directionnel
mode" ou simplement « SPP ». C´est le protocole le plus simple, mais la
vitesse de transmission maximale que l´on peut espérer obtenir avec un tel
port est de l´ordre de 150 ko/s.
Le mode EPP :
En 1991, Xircom, Zenith et Intel ont développé un port plus rapide appelé
Enhanced Parallel Port (EPP). Il permet d´atteindre un débit théorique de 2
Mo/s, soit un débit environ treize fois supérieur au SPP. Si ce débit reste
inférieur à celui des bus ISA ( 8Mo/s ), il permet néanmoins l´échange de
données avec des périphériques tels que les lecteurs de CD-ROM ou les disques
durs. Le protocole EPP est lui explicitement bi-directionnel. Il constitue un
"vrai" protocole de communication bi-directionnel alors que le SPP reste un
protocole "bricolé" lorsqu´il est bi-directionnel.
Le mode ECP :
Le plus récent de ces modes est l´Extended Capacity Port (ECP). Il a été conçu
par Hewlett Packard et Microsoft.
Il dérive fortement d´ailleurs du mode EPP et en possède les mêmes
caractéristiques, avec toutefois des fonctionnalités supplémentaires, comme la
gestion des périphériques « Plug and Play », l´identification de périphériques
auprès de la machine dès le début du boot, le support du DMA (Direct Memory
Access). Ainsi, il est possible d´envoyer ou de recevoir des données sans
avoir besoin du processeur. Une autre fonction intéressante : ce protocole
comprime les données, selon une compression RLE (Run Length Encoding -
compression des répétitions d´octets) au niveau matériel. Le taux de
compression peut atteindre 64:1. Ceci est utile avec des périphériques comme
des scanners et des imprimantes où une grande partie des données est
constituée de longues chaînes répétitives.
Il utilise aussi un "buffer" de type FIFO pour envoyer et recevoir des
données. Enfin, l´adressage des périphériques se fait par un numéro de canal.
Par exemple, un fax muni d´une liaison parallèle peut être utilisé comme
scanner, modem/fax et imprimante, chaque fonction pouvant être adressée
séparément. Ce système d´adressage ne permet pas d´utiliser des périphériques
différents. On est limité à l´utilisation d´un périphérique multifonction,
chaque fonction ayant une adresse.
L´USB 1.1
Première version commerciale de l´Universal Serial Bus, l´interface USB 1.1
permet de connecter à un micro-ordinateur jusqu´à 127 périphériques pour un
débit maximal de 12 Mbits/s, soit 1.5 Mo/s, le tout sur un bus série comme son
nom l´indique. Principalement destiné aux périphériques lents, l´interface a
été développée par Compaq, Hewlett-Packard, Intel, Lucent, Microsoft, NEC et
Philips depuis 1994 pour aboutir sur le marché grand public en 1998.
Les principaux critères du développement de ce bus ont été les suivants :
- Facilité d´utilisation
- Solution bas-prix pour des périphériques pouvant communiquer jusqu´à 12
Mbits/s
- Transmission en temps réel de la voix, du son et de vidéos compressées
- Support de l´architecture CTI (Computer Telephony Integration)
- Facilité et ajout de possibilités d´extensions pour tout
micro-ordinateur
Conçu pour remplacer les ports série, parallèle, clavier, souris et joystick,
l´interface USB permet de connecter à nos PC une multitude de périphériques se
raccordant à ces anciennes interfaces tout en supportant le « Plug and Play »,
ce que ne supportait pas la plupart de ces ports vieillissants. Initiée dans
le but de développer également les interconnexions téléphonie numérique - PC,
cette interface commence à se répandre de plus en plus de par son faible coût,
que ce soit au niveau des câbles ou des contrôleurs à intégrer dans les
périphériques.
L´un des principaux intérêts de cette interface est aussi sa facilité
d´utilisation, puisqu´elle supporte le « Hot Plug and Play », ce qui signifie
qu´un périphérique peut être relié au PC à tout moment et particulièrement
pendant son fonctionnement et est configuré automatiquement, ne nécessitant
pas le redémarrage de la machine, si l´OS le permet bien évidemment.
Parmi
les périphériques pouvant être raccordés au micro-ordinateur, nous pouvons
citer claviers, souris, joysticks, scanners, imprimantes, téléphones
numériques, assistants personnels, baladeurs mp3, lecteurs/graveurs de cd-rom,
disques optiques et magnétiques, webcams, modems et la liste est encore longue
et ne cesse de s´agrandir de jour en jour. Autant dire que les constructeurs
pensent que cette interface est vouée à remplacer à court terme toutes les
autres interfaces d´entrées/sorties de nos micro-ordinateurs.
Topologie
L´USB propose une topologie peer-to-peer, il établie donc des connexions point
à point entre le contrôleur maître et chaque périphérique branché.

Même si théoriquement, la topologie du bus USB permet de connecter dans
n´importe quel ordre des périphériques, certaines règles doivent être
respectées. Ainsi, une architecture USB se construit à base de 3 éléments :
- Un contrôleur maître USB
- Des périphériques USB
- Des câbles permettant de relier les périphériques au contrôleur
La structure de connexion des périphériques USB au contrôleur maître se
fait sous forme d´étoile, où le centre est le contrôleur maître et les
extrémités de celle-ci les périphériques.
Un élément supplémentaire s´avère indispensable à la connexion d´un certain
nombre de périphériques USB au contrôleur principal. Celui-ci se situant
principalement soit dans le South Bridge du chipset de la carte mère ou soit
sur une carte additionnelle, qu´elle soit au format PCI, PC Card (PCMCIA) ou
autre, il ne dispose généralement pas plus de 5 connecteurs USB, ceux-ci
reliés au HUB principal intégré à ces composants. Il devient alors nécessaire
d´introduire dans l´arborescence des HUB USB.
La topologie du bus USB devient ainsi un arbre, où les n´uds sont alors les
HUB et les feuilles les périphériques.
Toutefois, il faut faire attention car deux types de HUB USB sont disponibles
sur le marché : les HUB possédant un circuit d´alimentation individuel pour
chaque port et d´autres dépourvus de cette caractéristique. Ces derniers, plus
pratique car ne nécessitant pas d´alimentation externe au secteur, s´avèreront
inutilisables pour les périphériques alimentés par le bus USB car ils ne
pourront pas fournir la plupart du temps le courant nécessaire à leur
alimentation. Ainsi, plusieurs HUB USB ont vu le jour, leurs spécifications
variant suivant son type :
- Bus-powered hubs: 500 mA (moins l´alimentation du HUB) sur la totalités
des ports.
- Low power, bus-powered functions hubs ou Self-powered functions hubs:
Draw Max 100 mA.
- High power, bus-powered functions hubs ou Self-powered hubs : doivent
fournir 500 mA sur chaque port.
Le protocole
La possibilité d´une telle topologie entraîne des conséquences quant
aux protocoles d´échanges de données entre le PC et les périphériques. L´USB
prend en charge principalement deux modes de transmission, le mode asynchrone,
tout comme un port série classique, mais utilise également un mode isochrone,
qui permet une communication périodique et continue entre le contrôleur maître
et les périphériques. À chaque milliseconde précisément, le contrôleur maître
transmet un paquet pour maintenir tous les périphériques synchronisés. Il y a
quatre sortes de paquets: les paquets de contrôle, les paquets isochrones, les
paquets en vrac et les paquets d´interruption.
Les paquets de contrôle servent à configurer des périphériques, à leur donner
des commandes et les interroger sur leur statut. Les paquets isochrones
servent aux périphériques temps réel comme les webcams et les téléphones, qui
ont besoin d´envoyer ou de recevoir des données à des intervalles de temps
réguliers. Ils ont un délai fixe, mais ne permettent pas de retransmission en
cas d´erreur. Les paquets en vrac servent pour des transferts en direction ou
en provenance d´un périphérique sans exigence de temps réel, comme des
imprimantes. Enfin, les paquets d´interruption sont nécessaires parce que le
USB ne support pas les interruptions.
Les câbles
Le bus USB nécessite une connectivité propre composée de connecteurs de deux
types, les connecteurs de type A disposés aux entrées du contrôleur maître et
des HUB, et des connecteurs de type B sur les périphériques, ainsi un seul
type de câble est nécessaire pour relier tous périphériques au
micro-ordinateur.
Ce câble se compose de 4 fils, une paire torsadée pour le transfert des
données, un fil au potentiel de +5V qui permet d´alimenter les périphériques
USB si nécessaire et enfin la masse. Il peut être blindé ou non, le mode basse
vitesse de 1.5 Mbits/s ayant une tolérance supérieure aux perturbations
électromagnétiques. Un blindage est fortement recommandé pour une utilisation
à 12 Mbits/s. Les spécifications de ce bus prévoient une longueur maximale de
5 mètres de câble entre 2 éléments de l´arborescence.
Enfin, un autre atout de ce bus est qu´il peut transporter l´alimentation des
périphériques s´y raccordant, dans la limite de 500 mA pour un appareil relié
à un port le permettant.
Détection d´erreurs
Le bus USB étant bien plus évolué que les bus précédemment cités, la
détection d´erreur ne se fait pas par un système de contrôle de parité mais
utilise le CRC (Code de redondance cyclique, qui permet de corriger
parfaitement 100% de mots contenant 1 ou 2 erreurs). De plus, le contrôleur
peut réinitialiser jusqu´à 3 fois de manière hardware la liaison avec un autre
élément avant d´en avertir le logiciel client.
Performances
Le bus USB 1.1 peut négocier des transferts à 2 vitesses différentes, une
vitesse dite basse et une vitesse dite moyenne.
La première vitesse permet des transferts entre 10 et 500 kbits/s et est
destinée à l´usage de périphériques interactifs comme les claviers, les
souris, les stylets, les joysticks et autres volants, les accessoires de
réalité virtuelle, la configuration de moniteurs.
La vitesse moyenne est quant à elle utilisé pour des périphériques nécessitant
une bande passante bien supérieure afin de transmettre de la voix, de l´audio
ou de la vidéo compressée, comme par exemple modems, webcams et même liaison
pour échanger des données entre PCs. Bien sûr, d´autres appareils gourmands en
bande passante utilisent cette vitesse, comme par exemple les scanners, les
imprimantes ou même les lecteurs optiques et magnétiques externes. La bande
passante fournie peut alors monter jusqu´à 12 Mbits/s.
Mais en pratique, même s´il est toujours possible de connecter 127
périphériques, les performances constatées, lors du branchement d´une dizaine
d´appareils, sont bien loin des débits théoriques prévus. L´augmentation de la
bande passante afin de pouvoir connecter des périphériques plus rapides et
dans une proportion bien plus importante était alors nécessaire.
L´USB 2.0
Déjà prévues dans les spécifications de l´USB 1.1, les caractéristiques de l´USB
2.0 sont peu différentes de celles de son prédécesseur. Fort de sa
compatibilité ascendante et descendante avec la version 1.1, l´USB 2.0
s´enrichit d´une troisième vitesse de connexion entre le contrôleur maître et
les périphériques USB 2.0.
Avec les mêmes câbles et connecteurs, il est maintenant possible de relier des
disques durs externes, imprimantes, scanners et autres lecteurs à des vitesses
frôlant les 480 Mbits/s.
Cette augmentation de vitesse a été notamment possible grâce à la réduction du
voltage des signaux transmis dans les câbles, ceux-ci passant de 3.3V à 0.4V.
La topologie du bus USB reste la même, les périphériques répondant à la norme
2.0 ne pouvant pas bénéficier de la vitesse haute s´ils sont raccordés
derrière un HUB USB 1.1. Attention toutefois, brancher un périphérique USB 1.1
dans une chaîne de périphériques USB 2.0 grève considérablement les
performances du tout.
Mis sur le marché depuis décembre 2000 avec la sortir des puces USB 2.0 NEC
720100, les premiers contrôleurs ont été commercialisés tout récemment : le
premier aura été OrangeMicro, qui mettait en vente son OrangeUSB 2.0 PCI-Borad
le 28 mars dernier. Le second est la carte d´Adaptec, l´USB2connect qui est en
vente depuis le 9 avril.
Les constructeurs de chipsets ne sont pas en reste pour autant, la plupart
d´entre eux ayant déjà annoncé des produits supportant cette norme. ALi qui
prévoit de sortir d´ici le premier trimestre 2002 un nouveau Southbridge, le
M1563 supportant l´USB 1.1/2.0. Intel fait de même avec ses futurs chipsets
i830 et i845, alors que VIA annonce le support de cette norme par son futur
chipset pour la famille des Hammer d´AMD, le K8T266.
MSI pour sa part propose déjà une carte mère intégrant une interface USB 2.0,
la K7T266 Pro RU2, disposant d´un chip NEC pour gérer l´USB 2.0.
Reste que l´USB 2.0 ne décollera vraiment qu´à la sortie de ces chipsets.
Le SCSI
Créée en 1986 à partir de l´interface SASI, le SCSI ou Small Computer System
Interface se distingue des autres ports d´entrées/sorties externes, d´une part
car il permet la connexion de périphériques internes, et d´autre part il
nécessite un contrôleur externe beaucoup plus évolué, donc beaucoup plus cher,
que les normes concurrentes. Aucun contrôleur de ce type n´a été intégré à un
chipset, alors que toutes les autres normes se sont démocratisées grâce à ce
moyen. Une carte additionnelle SCSI ISA ou PCI est donc nécessaire pour
pouvoir connecter des périphériques de ce type, certains constructeurs
proposant même des solutions avec un contrôleur SCSI intégré sur les cartes
mère.
D´abord
déclinée dans sa première version en 1986, le SCSI-1, elle évolua rapidement
vers la norme SCSI-2 afin de permettre la connexion d´une multitude de
périphériques rapides. Elle fut adoptée en 1994. La dernière norme en cours de
définition actuellement est le SCSI-3, adaptation du SCSI-2. Cette norme
permet une fréquence de bus (Ultra, Ultra2, Ultra3) bien plus importante que
le SCSI-2 et se démarque par l´adoption d´une interface série (Fibre Channel,
FireWire, SSA).
Une grande variété de périphériques répond à cette norme : disques durs,
lecteurs/graveurs CD/DVD, scanners, caméscopes, ...
Bien que l´équipement nécessaire à mettre en place une solution SCSI dans son
micro-ordinateur soit onéreux, ce qui le rend surtout accessible aux
professionnels, la norme SCSI dispose de réels avantages par rapport aux
autres normes : suivant la largeur du bus, un nombre différents de
périphériques peut se raccorder au contrôleur, 7 dans le cas d´une largeur de
8 bits et 14 dans le cas d´une largeur de 16 bits. La sérialisation du SCSI
permet d´augmenter ce nombre à plus de 100.
Sans
citer tous les avantages du SCSI en usage interne, ce qui donnera sûrement
lieu à un autre article, il reste que l´usage d´un contrôleur évolué, même
s´il est coûteux, permet une grosse économie de ressources processeur central,
la gestion des accès et des transferts étant réalisée par des processeurs
spécialisés.
.
On peut remarquer que les dernières normes SCSI permettent des taux de
transferts très importants et s´imposent donc comme interface pour les
périphériques externes rapides.
Le FireWire (ou IEEE 1394-1995)
Partie intégrante de la norme SCSI-3, le FireWire se détache des autres normes
SCSI par l´utilisation d´un bus série, facilitant ainsi le raccordement de
périphériques externes (ses caractéristiques sont indiquées dans le tableau
précédent).
FireWire ? IEEE 1394 ? i-Link ?
- IEEE 1394-1995 Standard for a High Performance Serial Bus est le nom de
la norme originale, publié par the Institute of Electrical and Electronics
Engineers (IEEE) qui a définie la présente implémentation de l´IEEE-1394
- FireWire est le nom déposé par Apple Computer, Inc.´s pour son
implémentation de l´IEEE-1394
- P1394 fut le nom donné à la première version de l´IEEE-1394 avant sa
normalisation par l´IEEE en décembre 1995
- P1394.x désigne pour sa part les fonctions additionnelles proposées par
différents constructeurs, comme l´utilisation par Sony d´un câble à 4
conducteurs (6 conducteurs composent le câble normalement, les 2 conducteurs
de l´alimentation sont supprimés)
- DigitalLink, ou i-Link, est l´implémentation de l´IEEE-1394 déposée par
Sony Corporation pour sa gamme de produits Digital Handycam
De bien nombreuses terminologies pour désigner en fait un seul et même bus ...
Sa définition prévoit les avantages suivants :
- Interface numérique : pas de conversion analogique/numérique dégradante
pour les données.
- Taille réduite : câble fin et peu coûteux.
- Utilisation très facile, Hot Plug and Play.
- Taux de transfert importants, bus supportant des périphériques mixtes
ayant une vitesse de transmission de 100, 200 ou 400 Mbits/s.
- Topologie flexible : support du Daisy Chainning.
- Garantie de bande passante pour tous les périphériques raccordés.
Grâce à ses performances, l´IEEE-1394 est destinée particulièrement à
relier :
- Les ordinateurs.
- Les produits manipulant de l´audio, des images et de la vidéo.
- Les imprimantes et les scanners.
- Les disques durs.
- Les caméscopes.
D´une topologie très proche de celle du l´USB, le FireWire se démarque par
sa bande passante bien supérieure.
Il ne nécessite pas de HUBs FireWire, le branchement de plusieurs
périphériques ne le nécessitant. Les cartes FireWire pour micro-ordinateurs
possèdent également des ports pour une utilisation interne.
Par beaucoup de caractéristiques, le FireWire ressemble à l´USB. L´IEEE
1394-1995 permet de relier numériquement jusqu´à 63 périphériques (127 dans le
cas de l´USB) entre-eux, ne nécessitant pas de matériel supplémentaire. En
plus de l´utilisation d´une transmission isochrone, tout comme l´USB
également, le FireWire supporte le transport de deux flux vidéo temps réel
avec une qualité broadcast en simultanée. Aux chapitres des ressemblances, les
câbles et connecteurs USB et FireWire présentent la même qualité et présente
d´étranges ressemblances avec les câbles utilisés pour relier plusieurs
Gameboy de Nintendo !!
A noter également, les contrôleur FireWire peut délivrer un courant de 1.5
Ampères pour alimenter les périphériques.
Les protocoles
L´IEEE 1394 utilise une technologie de transmission de donnée par paquets qui
est organisée comme un espace mémoire interconnecté entre plusieurs appareils.
La structure d´un réseau 1394 est constitué de deux couches : une couche
physique et une couche de lien. Il y a également deux couches logiciel : une
couche de transaction et une couche de gestion du bus série. Ces couches
logiciel peuvent être directement intégrées en "hard". La couche PHY doit
gérer le signal de mise sous tension à distance, la reconnaissance du signal
de sélection de l´appareil, le signal d´initialisation du bus et la
réception/émission des données. La couche de lien formate les données en
paquets pour la transmission via le câble 1394 et supporte les modes de
communication asynchrone et isochrone.
La couche physique supporte les différentes vitesse de transmission suivant le
matériel la composant. La couche de lien définit deux modes de communication :
asynchrone et isochrone.
Le mode de transmission asynchrone garanti la bonne réception des données par
accusé de réception. Ce temps de latence ne peut pas être quantifier car il
dépend de taux d´utilisation du bus 1394 par d´autres transmissions pour
d´autres appareils communicants entre eux. Ce paquet de données peut être
envoyé à une adresse d´un appareil connecté au réseau ou à toutes les
adresses.
Le mode de transmission isochrone est différent. Il réserve, pour la
transmission, un espace-temps de dimension particulière et cyclique, toutes
les 125µs. Depuis un appareil, un espace-temps isochrone est garanti. Les
communications isochrones sont prioritaires aux asynchrones de sorte que la
bande passante pour les communications isochrones est assurée. Ainsi, la
communication isochrone entre deux appareils ou plus est assimilable à un
canal. Une fois qu´un canal a été établit, l´appareil demandeur est garanti
d´avoir espace-temps demandé à chaque cycle. C´est ce mode de transmission que
l´on choisit pour le transport de données vidéo ou toutes autres données qui
ont besoin d´avoir une transmission garantie en "temps réel".
VIA fournit à l´heure actuelle une solution single chip pour l´IEEE 1394, le
VIA Fire II. VIA proposera d´ici quelques mois des chipsets intégrant le
FireWire.
Une nouvelle version de l´IEEE 1394-1995 vient de voir le jour : l´IEEE 1394b,
un petit « b » pas si négligeable que cela. Explications : prévu pour
concurrencer le FireWire, l´USB2 proposent des caractéristiques attrayantes.
Destiné pourtant à un marché un peu différent, l´USB 2.0 pourrait faire de
l´ombre au FireWire, qui dispose d´une implantation inférieure à l´USB dans le
monde de la micro-informatique. Dans sa nouvelle déclinaison, l´IEEE 1394
propose des caractéristiques et fonctionnalités encore plus avancées que son
concurrent et son prédécesseur :
- Bande-passante améliorée, passant ainsi de 400 Mbits/s à 800 Mbits/s.
Cette vitesse devrait être amenée rapidement à 1.6 Gbits/s puis 3.2 Gbits/s
grâce à l´utilisation de fibre optique plastique multimodes. Dans cette
configuration, les câbles reliant deux appareils pourront dépasser les 100
mètres ! Il sera néanmoins possible d´atteindre des raccordements de 100
mètres avec des câbles UTP catégorie 5 en 100 Mbits/s.
- Nouvelle implémentation du protocole visant à améliorer la disponibilité
de la bande passante grâce à une implémentation BOSS du protocole
d´adressage.
- Compatibilité avec les périphériques IEEE 1394-1995 par un mode
bilingue.
- Nouvelles applications dans le monde de l´automobile et de l´équipement
audio-visuel.
- Réduction des coûts de fabrication des chips et de leur intégration dans
les circuits analogiques.
Cette évolution du FireWire est clairement un grand pas en avant pour ce
standard qui s´est récemment vu rattraper, du moins en terme de vitesse, par
l´USB 2.0.
Comme
nous pouvons le voir, la compatibilité avec l´"ancienne" norme IEEE 1394-1995
n´est pas oubliée puisque la version appelée 1394b "bilingual" (bilingue)
garantit le fonctionnement des anciens produits. Une autre bonne nouvelle
vient du prix puisque les produits à base de 1394b devraient être moins chers
que leurs prédécesseurs.
La plupart des fabricants de semi-conducteurs que sont Texas Instruments Inc.,
NEC, Panasonic ou encore Agere qui fabriquent déjà des bus 1394 travaillent
déjà sur cette nouvelle déclinaison afin de fournir le nécessaire aux
assembleurs et fabricants dans les semaines à venir.
Le RAID
Redundant Array of Inexpensive
Disks: ensemble redondant de disques peu chers.
Le RAID est une technologie qui a été développée en 1988 pour améliorer les
performances des unités de stockage sur les serveurs. Le gain est apporté en
terme de Performance (débit), Fiabilité (pannes) et Coûts:
- Performances: L'électronique est plus rapide que la mécanique, par une
association intelligente des unités de disque durs on peut gagner de précieuses
millisecondes en enregistrant les données sur plusieurs disques. Le débit et le
temps d'accès s'en trouve d'autant augmenté qu'il y a de disques.
- Fiabilité: Le RAID permet d'enregistrer simultanément les données en plusieurs
exemplaires sur plusieurs disques distincts, en cas de panne il est possible de
récupérer les données et même de changer le disque défectueux sans perte de
donnée et sans arrêter le système (SCSI).
- Coûts: Avec le temps la capacité des disques augmente sans cesse, les plateaux
des disques deviennent de plus en plus denses, mais le coût d'un disque dur
n'est pas proportionnel à sa capacité, c'est à dire que le prix du Méga-Octet ou
Giga-Octet augmente aussi avec la taille du disque, ainsi, deux disques de 30Go
associés pour former une capacité de 60Go coûtent moins cher qu'un seul disque
de 60Go.
Autrefois réservé aux serveurs des réseaux d'entreprise et au SCSI, le RAID est
maintenant disponible pour le grand public à des prix très intéressants, soit
intégré d'origine au contrôleur disque de la carte mère, soit sous forme de
carte additionnelle sur le bus PCI de n'importe quel PC équipé de ce bus.
Comment ça marche
?
Le RAID (en SCSI comme en IDE) fonctionne avec un contrôleur spécifique. Ce
contrôleur est capable de gérer plusieurs disques, associés en grappe ou en
parallèle d'une manière transparente pour le système d'exploitation, c'est à
dire que le système se "croit" en présence d'un seul disque alors qu'en réalité
il y en à plusieurs.

Raid30
Les différents
modes RAID :
Il existe plusieurs mode de fonctionnement du RAID suivant ce que l'on cherche à
obtenir: RAID 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 10, 30, 50, certains modes sont associables
entre eux.
Sur les contrôleurs RAID IDE on ne trouve que les modes 0, 1 et 0+1 donc on ne
détaillera pas les autres modes, très spécifiques et réservés aux professionnels
du stockage.
Le RAID 0, ou
"Stripping" :
- Le stripping associe plusieurs disques en parallèle. Les données sont
segmentées et réparties sur plusieurs disques, cela permet d'augmenter la bande
passante du volume ainsi constitué. On peut presque dire que la bande passante
(le débit du disque en fait) est multiplié par le nombre de disques associés,
cela dans la limite de la bande passante du contrôleur RAID lui-même. Par
exemple, en RAID 0 avec 4 disques ayant un débit maximal de 10Mb/s chacun, le
volume créé aura quasiment un débit total maximal de 40Mb/s.
Comment cela est-il possible?
Tout simplement, les données ne sont pas contiguës sur un seul disques, mais
découpées en segments et réparties sur les différents disques, donc une
information "AABBCCDDEEFFGGHH" sera enregistrée comme suit:
Premier cycle:
"AA" sur le disque 1, "BB" sur le 2ème, "CC" sur le 3ème, "DD" sur le 4ème.
Deuxième cycle:
"EE" sur le disque 1, "FF" sur le 2ème, "GG" sur le 3ème, "HH" sur le 4ème.
L'avantage est que pendant que le contrôleur écrit ou lit le segment "BB" sur le
disque 2, le disque 1 commence déjà à déplacer ses têtes et à lire les données
"EE", de même pour les autres disques. Ce qui fait que lorsque le contrôleur
s'occupe des données "DD" du disque 4, la totalité du deuxième cycle est presque
déjà lu par chaque disque, et ainsi de suite... Le contrôleur n'a plus qu'à
interroger le disque pour récupérer les données lue et à les "recoller" pour
former logiquement les données.
Il est beaucoup plus rapide pour le contrôleur de "zapper" du disque 1, 2, 3 ou
4 pour lire un segment "AABBCCDD" qu'à un seul disque de lire ce même segment
sachant que le disque est limité en débit par la vitesse de rotation des ses
plateaux. Une commutation électronique est plus rapide qu'un mouvement
mécanique.
Le contrôleur utilise au maximum pour chaque disque la capacité du plus petit
disque utilisé: avec trois disques, 10Go, 12Go et 15Go on aura un volume de 30Go
et non pas 37Go, car il sera utilisé 3*10Go.
(+) Avantages: L'augmentation des performances et de la bande passante globale.
Economie sur le coût global de l'unité créée.
(-) Inconvénient: Perte de capacité liée à l'utilisation du plus petit disque
comme taille de référence. Si un seul disque tombe en panne, c'est les données
de TOUT les disques qui sont perdues.

Raid 0, Stripping
Le RAID 1, ou
"Mirroring" :
- c'est une option de sécurité, en fait simplement, les données sont
enregistrées simultanément et en double sur un deuxième disque. Si l'un des
disques tombe en panne, on peut retrouver les données sur le deuxième disque.
Sur certains contrôleur scsi il est même possible de changer le disque
défectueux sans arrêter le système... L'inconvénient de ce mode est qu'il n'est
justement pas économique puisque pour faire un volume de 10Go il faut deux
disques de... 10Go. L'avantage est que d'une part les données sont sécurisées
par rapport aux pannes mécaniques/éléctroniques des disques, d'autre part on
bénéficie de l'avantage du Stripping, donc gain en débit.
(+) Avantages: Sécurité des données.
(-) Inconvénients: Ce mode n'est pas économique puisqu'il faut le double de
disque de la capacité voulue.

Raid 1, Mirroring
Le RAID 10, ou
0+1, "Stripping"+"Mirroring" :
- C'est une association des deux modes précédents, plusieurs "grappes" de
disques en Mirroring/RAID1 sont en parallèle en mode Stripping/RAID0, exemple
avec 6 disques:
grappe A: disques 1 et 2 en RAID1/Mirroring
grappe B: disques 3 et 4 en RAID1/Mirroring
grappe C: disques 5 et 6 en RAID1/Mirroring
et:
grappe A, B et C en mode RAID0/Stripping
(+) Avantage: Rapidité du RAID0 et sécurité du RAID1
(-) Inconvénient: Le même que le RAID1, pour faire un volume de 10Go il faut
20Go de disque.

Raid 10 ou 0+1
Les autres modes
du RAID :
Ils se rapprochent fortement du RAID 0 ou 1, ce sont des variantes, par exemple
le RAID 3 utilise un disque supplémentaire ou sont stockés des données de
parité, c'est à dire des "checksums" ou "clefs" qui permettent de contrôler que
les information inscrites ont correctement été lues ou écrites sur les autres
disques, cela permet aussi de recalculer une donnée qui aurai été perdue sur un
disque.
Le "Spanning" :
Ce n'est pas un mode "officiel" du RAID, mais cette fonction est disponible sur
certains contrôleurs, cela permet d'utiliser plusieurs disques de taille
différente pour n'en former qu'un seul aux "yeux" du système d'exploitation,
ainsi on peut utiliser trois disques: 12Go, 8.5Go et 15Go pour ne former qu'un
disque de 35.5Go. Quand le disque de 12Go est plein, le contrôleur continue à
écrire sur le disque de 8.5Go puis celui de 15Go.
(+) Avantage: permet de faire un gros volume avec des disques de taille
différente, donc évite d'avoir à gérer plusieurs unités de disque dans le
système d'exploitation et cela permet par là même d'utiliser nos vieux disques
désuets de par leur faible capacité.
(-) Inconvénient: Aucuns si ce n'est que les performances de l'ensemble sont les
mêmes que celles des disques utilisés.
En conclusion :
Le RAID se développe c'est certain, et pour une fois l'argument n'est pas que
commercial. Bien sûr cela n'intéressera pas tout le monde mais il faut
reconnaître que l'apport est réel.
Pour ceux qui ne disposent pas d'un contrôleur sur leur carte mère la situation
n'est pas perdue et l'achat d'une simple carte PCI dotée d'un composant RAID
suffira à combler le manque, voici deux exemples de carte :
- Promise FastTrack 100/66
- Abit Hot Rod 100/66 Pro
En résumé, le RAID va permettre au grand public de:
- gagner en performance avec le RAID0
- gagner en sécurité pour le RAID1
- économiser sur les gros volumes avec le RAID0
- redonner une seconde vie avec le Spanning
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